Si je vous disais qu’il vous est possible d’économiser un demi réservoir d’essence uniquement en branchant votre voiture tous les matins d’hiver, me traiteriez-vous de menteur? Pourtant, c’est le cas : vous pouvez facilement réduire de 15% votre consommation d’essence si vous branchez votre véhicule chaque fois que le mercure plonge sous le point de congélation.

Ce calcul n’est pas truqué : il tient compte du coût de l’électricité requise pour brancher son véhicule et de l’investissement pour un chauffe-moteur, si vous devez en faire installer un.

C’est CAA-Québec qui en est arrivé à cette conclusion. Bon, peut-être que vous vous dites : 15%, ce n’est pas la mer à boire? Sachez que ces 15% sont une moyenne. Lors d’essais menés pendant deux mois à l’hiver 2008, l’Association canadienne des automobilistes a enregistré jusqu’à un tiers d’économie (33%) pour un Jeep Wrangler, selon qu’il avait été branché ou pas.

Il est vrai que cette réduction n’est encaissable que pour les 20 premiers kilomètres de trajet. Après cette distance, le véhicule se sera de toute façon réchauffé et le bénéfice du chauffe-moteur n’aura plus cours.

CAA-Québec estime néanmoins que si 100 000 automobilistes de la Belle Province branchaient leur véhicule ne serait-ce qu’un seul matin par hiver, ces 15% de réduction de la consommation en carburant représenteraient… un plein camion-citerne de 50 000 litres qui n’aurait pas à être livré.

Imaginez si tout le monde s’y mettait et ce, pour les 112 jours où l’hiver nous fait geler!

Sans chauffe-moteur, on pollue pas mal plus
Au-delà des économies engrangées à la pompe, c’est l’environnement qui profite du chauffe-moteur.

En effet, lors d’un démarrage par temps froid, le système d’échappement de nos véhicules ne fonctionne pas à son maximum et pendant de longues minutes, la pollution émise est alors des plus importantes.

Lors d’essais menés sur dynamomètre par CAA-Québec, les voitures non branchées ont émis six fois plus de monoxyde de carbone et quatre fois plus d’azote que les voitures branchées.

Mais ne soyez pas surpris de cette statistique : vous avez sûrement remarqué vous-même que l’on sent toujours plus les hydrocarbures qui s’extirpent de notre véhicule, par petit matin frisquet…

Pour conserver la santé… automobile
Non content de vous faire épargner à la fois l’environnement et quelques dollars en carburant, le chauffe-moteur vous permet également de conserver votre véhicule en santé plus longuement.

Ainsi, CAA-Québec a noté que ses remorqueuses « branchées » parcouraient jusqu’à 300 000 kilomètres avant de rendre l’âme, contre seulement 200 000 kilomètres pour celles qui n’avaient pas systématiquement été branchées.

Il faut savoir que le froid met rudement à l’épreuve les composantes mécaniques de votre automobile. En démarrage, l’huile qui doit être pompée dans le bloc pour la lubrification des pièces est épaisse et ne circule pas bien.

Le moteur doit donc besogner plus dur afin de surmonter la friction interne. Qui plus est, le mélange carburant-air est alors plus riche du premier élément et sa combustion est beaucoup moins efficace.

Parce qu’il permet de démarrer votre moteur à demi réchauffé, le bon vieux « block heater » est la meilleure solution aux froids matins d’hiver. L’huile est alors d’une viscosité acceptable, les organes mécaniques travaillent mieux, la combustion est efficace et le système antipollution entre plus vite en action.

Conséquence sur la santé mécanique à long terme : les vidanges d’huile s’effectuent de façon plus espacée et les véhicules dotés d’un aide-mémoire électronique d’entretien voient leurs appels d’entretien survenir à plus grand intervalle.

Besoin, pour être convaincu, d’une énième économie attribuable au chauffe-moteur? Pensez à la facture pour dépannage d’urgence que vous épargnerez parce que même à -30 degrés, elle démarrera, votre voiture…

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